Au travers d’ Ikadoum, Arlette Agassis a mis le cheval au cœur de l’œuvre et il y rayonne avec une présence bouleversante, que tout passionné ressent : le cheval n’est pas un outil, mais un être d’une sensibilité et d’une noblesse exceptionnelles.
La relation qu’il propose à l’humain est un véritable miroir qui révèle nos peurs et nos résistances.
Le drame des juments mutilées est une métaphore puissante de ce que l’humain peut infliger à l’animal par ignorance et orgueil et le chemin de réparation des chevaux soumis rappelle que c’est dans la lenteur et la présence que naît toute relation équestre authentique.
Ikadoum incarne à elle seule la grâce et la puissance tranquille que tout cavalier cherche à atteindre.
Le récit porte un message de réconciliation entre féminin et masculin, entre force et douceur, plus que jamais nécessaire.
L’écriture lumineuse a le souffle d’un mythe fondateur et les illustrations aquarellées embellissent chaque scène avec délicatesse.
Ikadoum est un conte initiatique qui invite à la contemplation, au pardon et à la transformation intérieure dont le monde a besoin.